Poèmes de Maître Dôgen (1200 – 1253),

Lorsque sans pensée, Seulement j’écoute une goutte de pluie Au bord du toit, C’est moi.

Sous la neige Ont disparu les herbes de l’hiver Un héron blanc Cache son corps A l’ombre de la blancheur.

Même si on l’appelle l’esprit Il n’a aucune couleur qui permette d’en faire une forme Telles la rosée ou la gelée blanche Il est vite évaporé.

Dans le vaste ciel Je contemple la lune Image de l’esprit pur M’énivre sa blancheur Eclatante dans l’obscurité.

Ce monde A quoi le comparer ? A la goutte qui tombe du bec de l’oiseau d’eau Et réfléchit le clair de lune.

Où qu’il aille, d’où qu’il vienne
L’oiseau aquatique
Ne laisse aucune trace
Pourtant, jamais,
Il ne perd son chemin

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *